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Bombes, géoréférencement et antipodes

Information : Ce contenu a été publié il y a un certain temps. Il est possible que des éléments présentés ici aient changé depuis.

Oui, le titre de cet article est un peu curieux au premier abord mais rassurez vous,  il prend tout son sens au fil de la lecture.
En cette fin d’année, profitons-en pour aborder des sujets un peu plus « légers ».


Le web regorge d’outils pratiques pour s’amuser / décortiquer / comparer des cartes anciennes ou récentes ainsi que pour découvrir bien des choses, fantaisistes ou non.

On peut mentionner le site Remonter le Temps et le site Géoportail, tout deux de l’IGN. Ils sont une importante et sérieuse source de données cartographiques. Par ailleurs, en ce qui concerne les plans, tournez vous vers cet article où j’en ai listé pas mal d’Aix et ses alentours provenant de sources multiples.

Mais au gré de mes promenades sur le net, il m’est aussi arrivé de rencontrer d’autres outils qui sortent un peu plus de l’ordinaire et pas uniquement axés sur Aix.

Au menu du jour :
Nukemap (pour faire péter des trucs en mode dictateur)
Georeferencer (pour comparer des plans en mode historien)
Antipodes Map (pour regarder tout pile sous nos pieds en mode curieux)


Nukemap :

Vous êtes-vous déjà demandé quelles seraient les conséquences si une bombe atomique était lâchée au dessus de la ville ? Moi non plus, mais en ces temps instables il est toujours bon de se renseigner, au moins, un peu.

La Nukemap (by Alex Wellerstein) accessible en cliquant ici nous en dira un peu plus : ce site n’est en effet ni plus ni moins qu’un simulateur d’explosion de bombes atomiques !

Sur ce site, tout se règle et se décide dans la colonne de droite, les indications étant en anglais, je vous explique :

– 1 : Choisissez votre cible lieu ;
– 2 : Entrez la puissance de votre bombe, ou mieux : sélectionnez en une parmi celles proposés. Vous retrouverez ainsi les plus célèbres, mentionnons Little Boy (lâchée au dessus d’Hiroshima), Fat Man (lâchée au dessus de Nagasaki) sans oublier la Tsar Bomba, « l’arme de destruction massive la plus énergétique jamais utilisée » ;
– 3 : Choisissez quelques options supplémentaires (explosion au sol, en l’air etc…) ;
– 4 : Cliquez sur le bouton rouge « Detonate » et vous aurez un aperçu des résultats causés par la bombe choisie.

En plus de la vue aérienne / carte où sont indiqués la zone touchée, les dégâts, des infos supplémentaires sont disponibles dans la colonne de droite (dimensions du cratère, légende concernant les couleurs utilisées sur la carte etc…).

 – Note : Les cercles colorés sur les vues ci-dessous n’indiquent pas les zones détruites mais les zones globales impactées par les effets plus ou moins violents.

Sur la capture d’écran ci-dessous, j’ai fait exploser Little Boy (Hiroshima), une bombe de 15 kt, en l’air au dessus de la ville.

Une partie du centre ancien serait rayée de la carte pendant que les effets se feraient sentir au sud jusqu’aux abords de l’Arc [résultats visibles en cliquant ici].

Les effets des 15 kt de la bombe lâchée au dessus d’Hiroshima en 1945 simulés sur Aix – © Nuclearsecrecy.com

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En essayant avec la bombe qu’aurait testé la Corée du Nord en 2017 et qui serait d’une puissance de 150 kt (d’après ce qui est marqué sur le site), 10 fois plus puissante que celle d’Hiroshima – ), les résultats sont encore plus dévastateurs.

Les effets se ressentiraient jusqu’aux Milles à l’ouest et au Tholonet à l’est [résultats visibles en cliqnant ici].

Quant au centre ancien, c’est dans sa quasi totalité qu’il faudrait l’oublier, voyez ci-dessous :

Les effets des 150 kt de la bombe Nord-Coréenne qui aurait été testée en 2017 (coucou Kim Jong Un !) simulés sur Aix – © Nuclearsecrecy.com

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Un dernier essai pour la route et pas des moindres : la Tsar Bomba.

Là où la puissance des autres se comptait en « kt » (kilotonnes), ici on va parler en « mt » (mégatonnes), 57 en tout  et c’est pas rien ! [résultats visibles en cliquant ici] Voyez par vous même :

Les effets des 57 mt de la Tsar Bomba testée en 1961 simulés sur Aix – © Nuclearsecrecy.com

A défaut de chercher ce qui serait détruit, il serait encore plus simple de chercher ce qu’il resterait car l’intensité de la déflagration serait sans mot assez fort pour en décrire les conséquences. Sans parler des dégats, le cratère à lui seul mesurerait près d’1,4 km de diamètre

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Les résultats présentés sur la Nukemap sont basés sur plusieurs données : les puissances des bombes, les effets qu’elles ont causé et les périmètres qu’elles ont touché.

Il est évident qu’ils ne présentent pas « exactement » ce qui arriverait si une telle chose devait se (re)produire. Les effets pourraient bien évidement être différents, ceci n’étant qu’un site web (mais basé sur des données existantes) .

Toujours est-il qu’il nous permet de comparer le passé avec notre éventuel futur.


Georeferencer :

Un peu plus sérieusement et un peu à la manière du site Remonter le Temps, Georeferencer (cliquez ici pour accéder au site) vous permet de comparer des cartes anciennes.

Son atout majeur, c’est qu’il référence une grande quantité de cartes et ce, pour la planète entière, mais il y en a  aussi des environs rassurez-vous, c’est pour ça que j’en parle.

Une fois sur le site, il vous suffit de zoomer jusqu’ à la zone que vous souhaitez explorer et au fur et à mesure, les cartes disponibles pour le lieu sélectionné s’afficheront dans la colonne de droite:

Une fois votre plan choisi (étape 2), vous pouvez choisir parmi quatre modes de comparaison (étape 3) :

– « Overlay » superpose le calque et vous permet de jouer sur son opacité grâce à une jauge de réglage qui s’affichera en haut à droite à côté de la colonne ;
– « Grid » vous proposera de comparer les deux vues côte à côte ;
– « Swipe » vous permettra d’alterner entre les deux plan en faisant glisser un bandeau ;
– « Spy glass » permettra de voir le plan voulu au travers d’un cercle ne masquant qu’une portion de la carte.

Mais ça n’est pas tout :

Ce site ne se limite pas qu’à cela, en effet, vous pourrez aussi importer vos propres plans et les placer à la bonne échelle par rapport à des cartes Openstreemap ou Google Maps ou encore des vues aériennes.

La manipulation est très simple et les résultats sont plutôt convaincants. Encore faut-il que le plan ancien que vous souhaitez superposer ne soit pas trop ancien pour que son échelle et sa perspective ne déforment pas le résultat final…

Seule obligation pour uploader ses propres cartes sur Georeferencer : avoir un compte. Et avec un compte gratuit, ça ne fonctionne (et c’est là le principal défaut de ce site) que pour un plan à la fois. Très ennuyeux de devoir tout défaire et refaire à chaque fois mais c’est le prix de la gratuité.

Reste que ce site est très pratique à utiliser si l’on aime comparer des vues d’hier et d’aujourd’hui.


Antipodes Map :

Qu’y a t-il exactement sous nos pieds ?

Le sol.

Certes, c’est pas faux mais posons nous la question différemment : si nous creusions en travers de notre bonne vieille planète en partant d’Aix tout en allant en ligne droite (en imaginant que ce soit techniquement possible bien sûr) où ressortirions-nous ?

C’est ce que nous permet de découvrir le site Antipodes Map. Vous lui donnez une ville, lieu etc… et il vous indique ce qui se trouve à son exact opposé sur Terre.

 – Et voici la réponse :

Aux antipodes d’Aix : l’océan pacifique – © Antipodes Map

Donc si l’on traversait la Terre de part en part en ligne droite en partant d’Aix, nous atterririons dans le sud de l’océan Pacifique à l’est de la Nouvelle Zélande (savoir inutile bonjour !).


 

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