L’ancien monument à la gloire de Mirabeau (m.a.j.)


Article initialement publié le 13 février 2015 – Mis à jour le 1er novembre 2020 avec plus d’infos et la réintégration sur photo d’un vestige du monument (ajouté en fin d’article).


Direction la place de Verdun qui fait face au palais de justice d’Aix où nous allons découvrir un monument qui se dressait il n’y a pas si longtemps en ce lieu et qui n’aurait jamais dû se retrouver là.


Précision importante :

Il ne faut pas confondre ce monument dédié à Mirabeau, qui a disparu, avec un autre monument représentant Mirabeau, lui, toujours existant (ce dernier se trouvait à l’origine dans la cour de l’hôtel de ville et est installé de nos jours dans la salle des pas-perdus du palais de justice).

Cet article parle donc de celui qui se trouvait sur la place Verdun et qui a disparu.


 Le Monument :

C’est à partir de 1926 que l’on put apercevoir sur la place de Verdun (face au Palais de Justice), un monument d’environ huit mètres de haut, représentant Mirabeau entouré de quatre allégories.

Le site des Archive Nationales propose une vue précise de ce monument prise depuis le toit du palais de justice en avril 1946 :

Le monument à la gloire de Mirabeau sur la place de Verdun en avril 1946 (détail) – © Archives Nationales
Lien vers le document original

Jean Pourrière en a fait une description précise dans l’un de ses ouvrages (voir sources) :

Description du monument à la gloire de Mirabeau par jean Pourrière en 1952 :

« Il représente, sur un piédestal élevé, Mirabeau prononçant à la tribune de l’Assemblée constituante un vibrant discours inspiré par la patrie debout derrière lui. A sa gauche : un lion, dont la voix de l’orateur rappelle les rugissements et dont la petite taille, par rapport à celle de l’Homme est destinée à faire ressortir la puissance de ce dernier » :

Les statues de Mirabeau avec la patrie derrière lui et le lion, tous les trois au sommet du monument

« Autour du piédestal sont quatre femmes :
– Sur le devant (partie Est du monument) : La Royauté, dont les traits rappelaient ceux de Marie-Antoinette et qui d’un air de défi prétendait défendre sa couronne avec une épée pourtant déjà brisée » :

La statue de la Royauté sur la partie Est du monument

– « A droite (partie Nord du monument) : la République, coiffée d’un bonnet phrygien, tenant d’une main un faisceau et de l’autre, une longue trompe dont elle se prépare à sonner » :

La statue de la République la partie Nord du monument

– « A gauche (partie Sud du monument) : l’Histoire, qui se dispose à écrire » :

La statue de l’Histoire la partie Sud du monument

– « Au fond (partie Ouest du monument) : la France encore endormie, mais que les accents de Mirabeau vont éveiller » :

La statue de la France endormie la partie Ouest du monument

Le voici dans son ensemble, ci-dessous, en 1933 :

Le monument Mirabeau sur la place Verdun vers 1933 Source photo: Gallica (voir dans les sources)
Le monument Mirabeau sur la place Verdun vers 1933
Source photo: Gallica (voir dans les sources)

 L’histoire du monument :

Avant toute chose, il faut savoir que ce monument n’aurait jamais du se retrouver à Aix.

Explications : Sculpté par Antoine Injalbert (1845-1933), cet ensemble avait à l’origine été commandé pour orner le Panthéon à Paris. Cependant, au vu de la forme imposante de l’œuvre, la ville de Paris ne sut quoi en faire et en fit don à celle d’Aix vers 1921. Ceci fait, restait à acheminer le tout jusqu’à Aix…

En ce qui concerne le transfert du monument de Paris jusqu’à Aix, on apprend dans le Mémorial d’Aix du 18 juin 1922 (voir sources) que le coût initial était estimé à l’époque à 135000 francs. La moitié de cette somme fut prise en charge par l’Administration, tandis que l’autre fut financée par le département des Bouches du Rhône et la ville d’Aix.

Le monument Mirabeau vers la fin des années 20 - Carte postale ancienne
Le monument Mirabeau vers la fin des années 20 – Carte postale ancienne

De nos jours, il est difficile d’imaginer cette imposante structure de marbre blanc trôner face au Palais de Justice et occupant une bonne partie de la place. Par chance, des clichés aériens du monument existent afin de nous faire une idée de ses proportions.

Voyez la place vue du ciel en 1930, le monument y est entouré en rouge :

L'emplacement du monument en 1930 sur la place Verdun. Photo: © IGN-GEOPORTAIL/1930
L’emplacement du monument en 1930 sur la place Verdun.
Photo: © IGN-GEOPORTAIL/1930

– Voici cette même vue de nos jours, le monument n’est plus là la place est libérée :

Photo: Google Maps
Photo: Google Maps

 Un style qui a divisé :

Si l’on s’en tient à ce que mentionnent (entre autres) le Mémorial d’Aix du 21 Novembre 1926 et celui du 5 décembre 1926, les avis concernant le style et l’emplacement choisi pour ce monument semblaient plus que mitigés… (voir sources).

En effet, on pouvait y lire plusieurs billets le concernant et ces derniers n’étaient pas des plus valorisants. Je vais illustrer mes propos en reprenant certaines lignes parues dans le Mémorial d’Aix.

Morceaux choisis

En ce qui concerne le coût de l’acheminement et de son installation à Aix :

On aurait pu faire autre chose avec cet argent si bêtement dépensé, autre chose pour nos écoles, pour notre Musée, pour notre Méjanes. (M.A. du 21.11.26)

En ce qui concerne le monument et son emplacement :

Il fallait caser Mirabeau, il n’était pas assez bon pour Paris, il était assez bon pour la province. (M.A. du 21.11.26)

A quoi bon ce tas de pierres, cette débauche de pompiérisme en marbre, cette horreur artistique ; ce monument qui déséquilibre la place, ruine toute la perspective et encombre sans embellir ? Pourquoi est-il à Aix ? (M.A. du 21.11.26)

Voilà l’œuvre d’un artiste, M. Injalbert qui jadis nous donna quelques chefs d’oeuvre et qui, cette fois, s’est lourdement trompé. Son erreur méritait l’ombre et le silence et non pas la place publique où elle semble un défi. (M.A. du 5.12.26)

Le vieux maître sculpteur a oublié qu’en Provence où il a fait expédier son Mirabeau, nous avons du goût et le culte des belles choses. Nous aimons un grain de beauté sur le visage d’une jolie femme ; mais une montagne de laideur nous choque et nous humilie. (M.A. du 5.12.26)

Parfois, les mots étaient relativement forts :

Si elle n’était pas dressée devant le Palais de Justice, c’est-à-dire près des gendarmes qui surveillent, nous serions tentés d’y creuser une mine et de la faire sauter. (M.A. du 5.12.26)

La citation suivante provient d’un courrier que l’une des lectrices de l’époque avait envoyé au Mémorial d’Aix :

Nous n’obtiendrons jamais que l’on enlève cette horreur, laquelle a demandé tant de peine pour son installation ; mais est-ce que l’Académie, en corps, officiellement, ne pourrait pas protester contre ce crime qui offense l’art et la beauté, et porte préjudice à Aix et affirmer très haut, de façon à ce que tout cela soit entendu à Paris, que tout le monde dans notre petite ville, je parle du monde qui pense, qui regarde, qui vit de l’amour du beau, gémit à crier de l’installation sur une de nos places, pour l’éducation des générations qui viennent, d’une semblable ignominie? (M.A. du 5.12.26)


La disparition du monument :

Après presque quarante années sur cette place, il fut détruit en octobre 1963. Par souci d’espace et en raison de son état visiblement très dégradé.

Le ville d’Aix  ne sachant quoi en faire, on pensa un temps, la déplacer au parc Jourdan, ce qui ne fut pas fait. On dit aussi que la ville de Marignane souhaita l’accueillir mais serait finalement revenue sur sa décision en raison d’un coût trop élevé.

Au final, le monument fut tout bonnement démonté en plusieurs blocs qui furent enfouis sous les rives de l’Arc, entre le quartier du Pont de l’Arc et le viaduc de l’Arc de Meyran. Les années passant, le site d’enfouissement tomba presque dans l’oubli.


 La renaissance du monument :

Les morceaux qui formaient autrefois ce monument étaient donc là, éparpillés quelque part au bord de l’Arc et furent victimes de vandales dès le début de leur installation.

Dans le journal Le Méridional du 7 septembre 1981, on apprend que le lion du monument a finalement été retrouvé par un particulier. Par le plus grand des hasard, un soir de 1971, il aperçut la sculpture alors qu’il circulait en voiture. Après autorisation, il obtint le droit de l’acquérir. Elle orne aujourd’hui sa propriété à Meyreuil.

Dans ce même journal, une question subsistait : on avait retrouvé le lion mais qu’en était t-il des autres parties du monument et plus précisément de la tête de Mirabeau? On sait qu’elle était bien là puisqu’elle avait été photographiée dans les années 70 lors des travaux de construction l’autoroute A8. Il n’y avait pas que la tête, c’était tout le haut du monument qui était encore en un bloc.

Voici ce cliché (pour vous situer, on voit en arrière plan à gauche le viaduc de l’Arc de Meyran)  :

La tête du monument Mirabeau prise dans les années 70 (extrait du Méridional du 7.9.81)
Le haut du monument Mirabeau photographié dans les années 70 (issue du Méridional du 7.9.81)

Le temps passa et cette tête fit de nouveau parler d’elle dans le journal La Provence Libérée du 26 août 2000. On y apprenait alors qu’elle n’est pas détruite puisqu’elle a un propriétaire et qu’elle se trouve au domicile d’un amateur étranger. En revanche nous ne savons pas comment cet amateur se l’est procurée. En ce qui concerne le buste qui la soutenait, là aussi le mystère demeure.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais en Avril 2012 lors de l’agrandissement du parking Krypton (avenue de l’Arc de Meyran entre l’Arc et l’autoroute A8), les travaux mirent au jour l’allégorie de la France endormie (voir sources).

La zone où furent retrouvés des vestiges de l'ancien Monument Mirabeau - Photo Google Maps
La zone où furent retrouvés des vestiges de l’ancien Monument Mirabeau – Photo Google Maps

Ces vestiges retrouvés lors de ces travaux au bord de l’Arc furent ensuite stockés au nord de la ville.

Il ne s’agit que d’un morceau mais on distingue sur ce cliché une partie des jambes de l’une des allégories ainsi que son buste :

Une partie du monument entreposé au nord d'Aix - Photo : Google Street-View
Une partie du monument entreposé au nord d’Aix en août 2015 – Photo : Google Street-View

En comparant deux photos, j’ai identifié cette partie. J’ai effectué un petit montage ci-dessous afin de mieux comparer ce qu’il reste de visible avec une photographie d’époque :

Comparaison entre le monument en 1933 et ses vestiges en 2015 - Photos : Gallica et Google Street-View
Comparaison entre le monument en 1933 et ses vestiges en 2015 – Photos : Gallica et Google Street-View

Un autre vestige du monument :

 – Note : avant d’aller plus loin, je dois remercier Dominique Blanc qui m’a indiqué l’existence du vestige que je vais mentionner plus bas. N’hésitez pas à aller visiter le site du C.I.Q. des Facultés, notamment sa section Histoire, pour en savoir plus sur le passé de ce quartier.


Des vestiges éparpillés :

Pour rappel, après démontage, les vestiges du monument furent alors déplacés sur les rives de l’Arc, pour y rester définitivement.

Cependant, il est d’autres vestiges qui semblent avoir mené leur petite existence de leur côté, et continuent encore, de nos jours, à rester à l’écart, camouflés sous la végétation.


Un bloc et son pied :

Les bord de l’Arc accueillent en effet un autre vestige de ce monument, composé d’un bloc figurant une partie d’une statue.

Un pied y est visible a le mérite d’être particulièrement bien conservé, malgré l’état du bloc dans lequel il a été sculpté..

Caché par la masse de pierre, il faut observer le tout par en dessous pour y découvrir un pied, celui d’une des quatre allégories, probablement celle de l’Histoire (photos prises le 14 avril 2017) :

Le pied en question – Photo prise le 14 avril 2017
Le bloc du vestige et son pied présents au bord de l’Arc (photos prises le 28/08/20)

En partant, encore une fois, de la photo du monument conservée à la BNF, j’ai pu, une fois de plus et après de longues observations et comparaison, replacer se vestige sur le monument original. Il formait une partie de la statue qui se trouvait au sud de celui-ci, celle de l’Histoire.

Explication avec le montage ci-dessous :

1 – La photo originale du monument encore en place :

La photo d’orgine

2 – Délimitation en pointillés rouges de la partie du monument toujours présente au bord de l’Arc :

Les contours de la partie présente au bord de l’Arc

3 – Superposition progressive de la partie présente au bord de l’Arc sur la photo d’origine :

Superposition progressive de la partie présente au bord de l’Arc

4 – Réintégration complète de la partie présente au bord de l’Arc sur la partie qu’elle occupait sur le monument d’origine :

Réintégration de la partie présente au bord de l’Arc sur la zone qu’elle occupait sur le monument

Bien sûr, l’érosion due au fait que le bloc au bord de l’Arc soit souvent noyé par les flots a quelque peu adouci les angles du bloc au bord de l’Arc mais grâce aux images ci-dessus on peut comprendre son emplacement sur le monument.

– – –

En clair, entre le vestige présent à Oli Provence et celui présent au bord de l’Arc, il existe donc des vestiges d’au moins deux statues de cet ancien monument.

 – Précision pour finir : Exceptionnellement, j’ai volontairement omis d’indiquer son emplacement exact.


Epilogue :

Quand on y pense, après avoir retracé l’histoire de cette œuvre, on peut presque en tirer la conclusion qu’à chaque instant de son existence, elle fut constamment rejetée :

Initialement sculptée pour orner l’un des plus beaux lieux de Paris, elle n’a finalement pas convenu pour se retrouver en province sur une place mal choisie. En plus de sa situation inappropriée, voila que les aixois ne supportaient ni sa présence, ni son allure. Détruite environ 40 ans plus tard et enfouie loin de la ville telle une horreur dont il faudrait épargner les habitants, voila que ses morceaux finirent par ne faire qu’un avec le sol des berges de l’Arc. Son souvenir quant à lui n’est pas vraiment resté.

Dans les années 70, il est probable que certains en ai retrouvé certains fragments (je pense surtout au lion) et c’est une bonne chose d’avoir souhaité sauvegardé ce qui pouvait encore l’être.

Alors que peu s’en souvenaient (d’elle et du lieu où elle fut enfouie) voila qu’arriva cette journée d’avril 2012. L’occasion pour moi d’apprendre son existence et l’occasion pour elle (ou du moins quelques morceaux) de resurgir à la lumière du jour. Sans compter l’apport de Dominique Blanc qui m’a fait prendre connaissance du vestige du bord de l’Arc.


 Sources:
Du Pantheon à la place de Verdun – Aix en Provence.fr
Photo du monument (Gallica)
Mémorial d’Aix du 18 juin 1922
Mémorial d’Aix du 21 Novembre 1926
Mémorial d’Aix du 5 décembre 1926
Photo du site des Archives Nationales en 1946 : https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/FRAN_IR_050658/c-3151rzh7l-1uxkkc2tb7gxq/FRAN_0133_1029_L
Jean Pourrière : Aix en Provence – Rues et monuments (pages 100-101) 1952
Le Méridional du 7 septembre 1981
La Provence Libérée du 26 août 2000
La Provence du 20 avril 2012

Et pour les vues aériennes anciennes :  Remonter le temps (service de Géoportail)

Remerciements à Mr Patrice Capoduro et à Dominique Blanc pour l’apport de documents et renseignements complémentaires.


POUR CITER CET ARTICLE :

- Les textes et images (images où figure le logo Aix en découvertes) de cet article
sont publiés sous licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0.


- En cas de réutilisation du contenu de cet article vous devez :
Mentionner le nom de l'auteur de l'article, intégrer un lien vers celui-ci, ne pas faire d'utilisation commerciale du contenu que vous réutilisez et intégrer un lien vers la licence.
[licence Créative Commons CC-BY-NC-ND logo]

- - - -
- Attention, certaines images provenant de services et entreprises tiers n'ont pas les mêmes conditions de réutilisation que la licence CC-BY-NC-SA 4.0. Dans ce cas, pensez à vous renseigner sur leurs conditions.
- - -

- Sur les réseaux sociaux : Evitez d'extraire des photos du site, ça ne sert à rien.
Partagez seulement le lien de l'article qui vous a plu.
Plus d'infos en cliquant ici pour les conditions ou ici pour me contacter.


4 commentaires

  1. Avatar
    Lors de la Rachembour les gadz’arts peignaient les fesses des statues en marron.
    Les jours d’après on voyait un ou deux pompiers nettoyer ces ancêtres des graffitis.
    A l’époque tout cela amusait le jeune collégien que j’étais et qui se rendait au collège Vauvenargues.
  2. Avatar
    A l’époque de l’érection du monument, un anonyme avait écrit ce poème, que beaucoup d’Aixois récitaient avec une ironique délectation :
    Admirez Mirabeau dans sa pose si fière
    Sur son socle de marbre on vient de le hisser
    Passant éprouvez-vous le besoin de pisser ?
    Le grand homme, du doigt, montre la pissotière !

    On avait, choisi une mauvaise orientation pour le monument….

    1. Damien Pachot
      Auteur de l'article
      Bonjour,

      En effet, je connais cette anecdote, en revanche elle ne concerne pas « ce » monument de Mirabeau.

      Comme je l’ai écrit en début d’article, il ne faut pas confondre le monument dédié à Mirabeau (monument aujourd’hui disparu que j’ai évoqué dans l’article), avec la statue représentant Mirabeau, toujours existante, se trouvant dans la salle des pas perdus du Palais de Justice (on les confond très souvent).

      Et c’est précisément la statue toujours en place dans le palais de justice qui est concernée par ce poème.

      Initialement, elle fut installée dans la cour de l’Hôtel de Ville le 17 décembre 1876. Seulement, sa position donnait l’impression que le bras de Mirabeau indiquait les lieux d’aisances.
      Vers la fin XIXe – début XXe, la statue fut installée là où elle est encore visible : l’intérieur du palais de justice.
      – J’ai trouvé plus d’infos sur la statue que vous évoquez vers ce lien : https://goo.gl/bYS42P

      Quant à celle que j’ai évoqué dans l’article elle n’est plus de ce monde et a été inaugurée presque 50 ans plus tard.

      1. Avatar
        Bonjour à tous,
        J’ai hier retrouvé le pied d’une allégorie sous un gros bloc de marbre. D’accord la statue n’était pas plaisante, mais pour ma part je trouve absolument anormal qu’on traite ainsi un monument, qu’en morceaux on le dissémine. C’est faire peu de cas du travail d’Injalbert et je suis certaine que beaucoup se sont approprié d’autre restes. Je suis choquée de la façon de faire.

L'ajout de commentaires est momentanément désactivé.